Cette banquière qui poursuit BNP Paribas à Londres pour harcèlement et misogynie…

(illustration)

Stacey Macken, 48 ans, responsable du développement de la division prime brokerage chez BNP Paribas à Londres affirme avoir été soumise à une campagne d’intimidation et de harcèlement sur son lieu de travail de la part de plusieurs collègues masculins. Elle réclame à la banque française la somme de 3,9 M£ (4,5 M€), selon Financial News.

Entre autres incivilités, elle reproche notamment à ses collègues hommes d’avoir déposé un chapeau de sorcière sur son bureau après une soirée de beuverie. « Je me demandais ce que j’avais fait pour mériter ça », dit-elle. Sans doute la goutte d’eau qui a fait déborder le vase puisqu’elle a décidé de porter l’affaire au tribunal.

Devant le tribunal du travail britannique, elle a allégué qu’elle avait été contrainte de travailler dans un environnement « toxique » et « misogyne » et qu’elle était moins bien payée que ses homologues masculins de sa division. Elle a touché un salaire de 110 000 £ par an, plus un bonus tout au long de sa carrière chez BNP Paribas, mais a déclaré qu’un pair avait empoché le double de ce montant (245 000 £) en 2016.

« J’espère qu’en soulevant cette affaire, cela aura un effet positif et que BNP Paribas et ses employées pourront bénéficier d’un audit salarial bien nécessaire et de nouvelles politiques axées sur la transparence », a-t-elle ajouté.

Dans le rapport d’audience du tribunal, elle décrit BNP Paribas comme un lieu « particulièrement inconfortable » pour les femmes. « J’ai travaillé dans de nombreuses banques et je ne suis pas une personne sensible, mais je n’ai jamais connu un environnement aussi hostile que BNP Paribas », ajoute celle qui travaillait chez Deutsche Bank avant de rejoindre BNP Paribas en 2016.

A ce jour, elle est toujours employée par la banque française même si elle est en congés maladie depuis 2018 suite à un diagnostic pour dépression et anxiété. BNP Paribas a démenti ces accusations, affirme l’avoir payée équitablement et n’avoir reçu à l’époque aucune plainte de victimisation ou d’intimidation, qui auraient alors pu dans ce cas faire l’objet d’une enquête appropriée.

Les avocats de la banque ont déclaré que les accusations de harcèlement, de victimisation et de déni de dénonciation, bien que nombreuses, étaient obsolètes, dispersées et faibles. A leurs yeux, il ne s’agit pas d’une employée ayant fait l’objet d’une quelconque campagne de discrimination, mais bien d’une personne sur la défensive devenue de plus en plus ingérable et qui a cherché à qualifier toute action de la part de son employeur à laquelle elle s’oppose comme constituant une « discrimination illégale ».


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