Management — 31/01/2019 at 12:00

Six raisons pour lesquelles vous devriez travailler dans la finance au Luxembourg plutôt qu’à Paris…

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Le ministre des Finances du Luxembourg, Pierre Gramegna, a annoncé lundi la nomination de Tom Théobald en tant que directeur du développement et de la promotion de la place financière au sein du ministère des Finances. L‘actuel directeur adjoint de l‘agence pour le développement de la place financière, Luxembourg for Finance, prendra ses fonctions au ministère en date du 1er mars 2019.

Détenteur d’un doctorat en littérature anglaise de l‘Université de Newcastle, Tom Théobald, 41 ans, a été conseiller en charge de la communication et des relations presse à l‘Association des banques et banquiers (ABBL) avant de rejoindre Luxembourg for Finance en 2014.

Dans ses nouvelles fonctions, il contribuera à la définition et la mise en œuvre de la stratégie du gouvernement en matière de développement et de promotion de la place, en étroite collaboration avec Luxembourg for Finance. L’occasion de passer en revue les points forts de la place financière luxembourgeoise, notamment par rapport à celle de Paris :

1 – Une destination post-Brexit dans le Top 5

« Paris, Luxembourg, Dublin, Francfort et Amsterdam sont les cinq premières places financières bénéficiant le plus du Brexit » a déclaré Nicolas Mackel, CEO de Luxembourg for Finance à l’occasion d’une table ronde intitulée L’Europe de la finance après le Brexit organisée le mois dernier à Paris.

Car si la place de Luxembourg se fait plus discrète, elle n’en demeure pas moins attractive pour tous les acteurs de la finance dans le contexte post-Brexit. Mieux : Luxembourg serait l’un des grands gagnants du Brexit, d’après une étude menée par KPMG. En tout, les régulateurs luxembourgeois ont octroyé 80 nouvelles licences à des sociétés de services financiers en 2018.

2. Une stabilité économique, politique et sociale

En attendant, ce n’est pas la crise des gilets jaunes qui va renforcer l’attractivité de Paris. « C’est simple, il y a neuf mois, la France était remontée dans le top 3 des pays d’installation optionnels post-Brexit de nos clients. En deux mois, elle est sortie du top 5… », relève Antoine Morgaut, CEO EMEA & Americas de Robert Walters. « Cette instabilité nouvelle a affaibli notre avantage comparatif ».

Les quelques établissements financiers n’ayant pas encore pris la décision de venir s’installer à Paris (notamment certaines banques asiatiques ou du Moyen-Orient) pourraient revoir leur stratégie d’implantation dans la capitale française au profit de places financières concurrentes comme Francfort, Dublin ou… Luxembourg. Car la stabilité politique est l’un des premiers – sinon le premier – élément qui entre en ligne de compte dans le choix d’une implantation d’entreprise.

3. Des domaines d’excellence dans la finance

« Le Grand-Duché figure parmi les principales places financières internationales en Europe et agit comme centre d’excellence pour les grands groupes financiers, que ce soit dans l’industrie des fonds, la banque privée, le ‘corporate banking’ ou bien l’assurance-vie », nous explique Tom Théobald.

Si Paris et Francfort constituent des destinations de premier choix pour y établir un hub de trading, Luxembourg attire davantage les fonds d’investissement (ex : M&G Investments, Henderson), les gestionnaires d’actifs (ex : Jupiter Asset Management), les assureurs (AIG, Hiscox, RSA, CNA Hardy, FM Global, Tokyo Marine…) et les fonds le private equity (3i, Blackstone, Carlyle).

« Qui plus est, le Luxembourg s’est établi comme un hub des technologies financières et profite de la présence des géants du paiement et du commerce électronique comme Amazon, Paypal, Rakuten ou Alipay, qui ont établi leurs quartiers généraux européens au Grand-Duché », poursuit Tom Théobald.

Ainsi, au Paris Fintech Forum qui se tient aujourd’hui, le Luxembourg est représenté par une importante délégation FinTech, composée de représentants de la Luxembourg House of Financial Technology (LHoFT) et de Luxembourg for Finance (LFF), ainsi que d’une trentaine de start-ups et entreprises.


Thierry Iochem – Lire la suite de cet article sur efinancialcareers.com


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