Économie — 19/11/2018 at 10:00

La plupart des expats français ne veulent pas quitter Londres. Du moins pour l’instant…

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Selon un sondage OpinionWay publié mardi 13 novembre et réalisé entre le 3 et le 29 octobre 2018 auprès de 2.386 Français vivant au Royaume-Uni, 13% d’entre eux souhaitent quitter le pays une fois actée sa sortie de l’Union européenne. Un quart d’entre eux n’ont pas encore pris de décision. Une majorité de sondés (62%) compte cependant rester, même lorsque le Royaume-Uni aura effectivement quitté l’UE.

Malgré ses efforts notamment en matière d’incitations fiscales (régime des impatriés par exemple), la place financière de Paris a donc encore du pain sur la planche pour tenter de convaincre les indécis au sein de la communauté française, estimée à plus de 300.000 personnes par le quai d’Orsay. Pas gagné d’avance étant donné que le tropisme des expats français pour la capitale britannique ne date pas d’hier et est bien réel.

Paris-Londres-Paris : non merci !

Un constat qui vaut pour celles et ceux qui travaillent dans la finance. « Londres est unique en son genre, pleine d’opportunités, avant-gardiste et très internationale, il n’y a pas d’équivalent en Europe », rapporte sous couvert d’anonymat un trader taux français en poste dans une banque européenne de la City. « Je ne vois pas de raison de déménager. Les déplacements sont à la fois coûteux et fatigants, je ne suis pas partisan de la vie bipolaire. D’ailleurs, je ne connais personne prêt à faire la navette entre Londres et Paris ».

« Je vois beaucoup de gens qui sont déjà partis ou sont sur le point de le faire , témoigne le trader taux. « Personnellement, je ne veux pas quitter Londres ni faire de déplacements quotidiens entre les deux villes comme le font certaines personnes que je connais qui ont leur famille à Paris et travaillent à Londres du lundi au jeudi avant de revenir à Paris le vendredi et y passer le week-end ».

« Je fais la navette entre la Belgique et Londres, mais je fais partie de ceux qui ont commencé à s’organiser ainsi bien avant le Brexit », relève un analyst senior qui travaille à la City vit à Bruxelles. « J’ai reçu dans le passé plusieurs offres pour aller travailler à Paris. L’un des recruteurs s’est finalement rétracté, craignant que je ne finisse par divorcer pour des questions d’organisation dans ma vie de couple ».

Des questions en suspens…

Les expats français sont donc pour l’heure une immense majorité à vouloir rester à Londres. D’autant plus que les banques basées dans la capitale britannique et qui emploient une armada d’analystes quantitatifs issus des grandes écoles françaises d’ingénieurs sont bien décidées à augmenter les salaires et améliorer les avantages sociaux des employés pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre qui s’annonce.


Thierry Iochem – Lire la suite de cet article sur efinancialcareers.com


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