Économie — 21/10/2018 at 11:00

Pourquoi Bank of America performe aussi bien dans les M&A en France ?

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A première vue on pourrait se dire que Bank of America est à la traîne dans le classement France des revenus M&A engrangés par les banques établi par Dealogic sur les neuf premiers mois de l’année 2018. En effet, BofA se classe à la dernière place du Top 10 avec 25 millions de revenus et 3,2% des parts de marché, loin derrière Lazard et Rothschild qui avec respectivement 142 et 107 millions d’euros de revenus représentent 18,2 et 13,6% des parts de marché.

Mais lorsque l’on compare les performances de BofA avec la même période de l’an dernier, celle-ci a fait un bond significatif, passant de la 21ème à la 10ème place du classement où elle talonne désormais de près Deutsche Bank, Natixis et SGCIB en termes de revenus. Si sa progression se poursuit aussi vite l’an prochain, elle risque d’apparaître sur les premières marches du podium 2019.

 

 

Mais pourquoi BofA a-t-elle aussi bien performé dans les fusions et acquisitions ces derniers mois dans l’Hexagone alors que dans le même temps ses performances au niveau mondial dans cette activité ont chuté d’un tiers sur les neuf premiers mois de l’année selon la société de recherché indépendante Coalition ? Voici quelques éléments de réponse…

Une stratégie conquérante

Bank of America a décidé faire de la France son hub de trading post-Brexit mais également de renforcer ses positions dans les fusions et acquisitions. « Je confirme que BoA ML prépare une pénétration assez significative dans l’Hexagone », nous indique Olivier Coustaing, associé au sein du cabinet de chasse de têtes Alexander Hughes basé Paris.

Si elle vaut pour la France, cette stratégie ne semble pas s’appliquer ailleurs dans le monde où le nouveau credo de BofA est d’être plus exigeante (notamment en terme de risques) quant aux transactions sur lesquelles elle travaille quitte à voir le nombre de ses clients diminuer, selon les déclarations l’an dernier du patron de sa banque d’investissement Christian Meissner. Il a depuis été remplacé et la banque pourrait de nouveau se montrer à nouveau plus offensive dans la conquête de parts de marché.

Des deals significatifs

Si BofA a progressé d’autant de places en France d’une année sur l’autre, c’est qu’elle est intervenue sur des mega-deals qui ont boosté les revenus et les commissions de ses banquiers-conseils. A titre d’exemple, on peut citer pour 2017 le conseil de l’acquisition par Safran de Zodiac Aerospace. D’autres opérations d’envergure sont dans les tuyaux et leur concrétisation dans les mois qui viennent pourraient venir encore booster les revenus de la banque américaine.


Thierry Iochem – Lire la suite de cet excellent article sur efinancialcareers.com


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