Quelles chances pour les juniors d’être recrutés dans les M&A où les profils seniors abondent ?

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Plusieurs établissements financiers ont récemment recruté des banquiers vedettes dans l’Hexagone pour renforcer leur franchise M&A. C’est le cas par exemple de Bank of America Merrill Lynch qui a recruté cet été Bernard Mourad pour qu’il dirige son activité de banque de financement et d’investissement nouvellement créée pour la France. Ou bien de la banque d’affaires Perella Weinberg qui a recruté Cyrille Perard (ex-Goldman Sachs) comme managing director de la practice fusions et acquisitions de sa filiale française ouverte fin août à Paris afin que la banque puisse continuer à exercer son métier dans l’UE après le Brexit.

Il va sans dire que les banquiers seniors ayant un bon P&L et/ou un solide carnet d’adresses sont les plus courtisés. Mais pas seulement. « Dans un contexte de marché ‘bullish’, les banques doivent même aller chercher de nouveaux profils senior hors des métiers de la banque d’affaires », rappelleDenis Marcadet, fondateur du cabinet Vendôme Associés. Ainsi, l’an dernier a été marqué par plusieurs retours d’anciens banquiers, partis en corporate notamment, et revenant à leur métier d’origine. Mais qu’en est-il du recrutement de juniors à des postes d’analysts ou associates ?

Carence de profils juniors

Certes les recrutement de juniors ne font pas les gros titres des journaux mais la demande est belle et bien là. Dans l’ensemble, les recruteurs en finance basés à Paris observent même une carence de profils juniors (analysts, associates, jeunes vp’s) dans les M&A. Et pour cause : « Les jeunes diplômés sont de moins en moins attirés par les métiers du M&A, qui ne correspondent pas à leurs aspirations de life style et de quête de sens », fait remarquer Denis Marcadet à ce sujet.

Nombreux d’ailleurs sont les profils juniors davantage tentés d’envoyer leur CV dans les sociétés de private equity. C’est pourquoi, d’après lui, les banques doivent redoubler d’efforts pour les recruter sachant que les seules perspectives de rémunération ne suffisent plus à les motiver. « Peut-être est-il temps pour le métier de se réinventer ? », avance-t-il. Car les professionnels des M&A sont bien connus pour ne pas compter leurs heures de travail. « C’est encore plus vrai pour les profils juniors, parfois corvéables à merci, même si des efforts ont été faits ces dernières années par les grandes banques concernant les horaires de travail », témoigne un autre recruteur sous couvert d’anonymat.


Thierry Iochem – Lire la suite sur efinancialcareers.com

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