Entreprise — 07/05/2018 at 11:00

JFD Club : Le repaire des femmes du numérique

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Dans cet appartement chic, entrepreneuses et femmes du numérique se retrouvent pour échanger points de vue, conseils et expériences. Un réseau social “en vrai”, pour que le monde digital de demain soit plus féminin.

C’est juste un détail, mais il en dit long sur ce nouveau club ultra-féminin. Tout au fond du couloir, côté coulisses, sur une étagère, une dizaine de paires de souliers chics se tiennent au garde-à-vous, témoins glamour du tourbillon qu’est la vie de Delphine Remy-Boutang, la fondatrice du JFD Club. Inauguré à la rentrée 2017, ce lieu est le prolongement physique de la Journée de la femme digitale, un événement créé en 2013 par cette quadra au féminisme assumé afin de promouvoir la place des femmes dans le numérique. “Seulement 28% de femmes dans ce secteur, et 13,5% dans l’intelligence artificielle, vous trouvez ça normal ?”

On vient dans ce vaste appartement parisien pour tisser des liens, networker avec ces femmes influentes (déjà 200 membres) qui acceptent de mentorer les jeunes pousses du digital dans un esprit de “partage, de bienveillance, et d’innovation”. Entre une conférence sur le jargon du code, une posture de yoga et une projection, on y rencontrera des pédégères du public, de start-up, une sportive de haut niveau. Une liste ni exhaustive ni partisane. Car le cœur du réacteur est ailleurs. Comme dans cette phrase de Madeleine K. Albright, affichée à l’entrée, qui rappelle à qui passe le seuil que l’entraide entre femmes n’est pas accessoire. On se le tient pour dit.

Déco 50’s

L’éditeur de mobilier Vitra pour partenaire, des pièces signées Charles et Ray Eames, cela donne, à deux pas du Trocadéro, à Paris, un espace de 300 m2 clair et chaleureux, au design fifties sans fausse note.

Beauty Bar

On s’y repoudre le nez avant une interview et l’on y teste au passage les produits signés Lancôme, Saint Laurent ou Sephora, partenaires du JFD Club. Les membres du club ne valent pas moins.

Ultraconnecté

Dans cet espace voué à la connexion sous toutes ses formes, on ne manquera ni de réseau ni de bornes pour recharger tablette et mobile. Celles-ci sont signées Bubbles, une start-up soutenue par le club. Solidarité, on vous dit !

Programmation VIP

Conférences, expos en visite privée, ateliers de travail, projections en avant-première, privilèges VIP… le JFD Club ne lésine pas sur la programmation et les “expériences à vivre”. Et si l’on ne fait pas partie des happy few, on peut toujours s’inscrire à la prochaine JFD (le 29 mai, à Paris), pour faire le plein de bonnes ondes.

Marraines illustres

Chaque pièce porte le nom d’une femme pionnière. Sur des affiches, des citations de Simone Veil, Simone de Beauvoir, Rosa Parks ou encore Margaret Hamilton, codeuse de la Nasa et inspiratrice du prix Margaret, remis chaque année à la Journée de la femme digitale. A l’entrée, les mots de Madeleine K. Albright claquent comme un étendard : “There is a special place in hell for women who don’t help other women.”

Cotisations solidaires

Parmi les 200 membres, on compte Delphine Ernotte (PDG de France Télévisions), Fabienne Dulac (directrice exécutive d’Orange France) ou Sarah Ourahmoune (championne de boxe). Pour entrer dans le sérail, il faut acquitter une somme rondelette : 4.500 euros par an (dont une partie versée à Epic Foundation, start-up à but non lucratif luttant contre les inégalités qui touchent les enfants). Traitement de faveur pour les start-up, avec un ticket d’entrée à 3.500 euros.

JFD Club : 11, boulevard Delessert, 75016 Paris. web : lajourneedelafemmedigitale.fr


Marie Lannelongue – Retrouvez cet excellent article sur Capital.fr


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