Management — 30/04/2018 at 13:00

Qu’est-ce que le blurring ?

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Non, le “blurring” n’est pas une nouvelle technique de maquillage mais a plutôt à voir avec la frontière entre vie personnelle et vie professionnelle.

Porté par la digitalisation des outils professionnels, le “blurring” est le terme utilisé fréquemment pour décrire le flou qui s’est installé autour des frontières entre vie privée et vie professionnelle. Si ce phénomène n’est pas nouveau, l’expression est quant à elle apparue il y a quatre ou cinq ans dans le langage courant. “Cela est lié à l’avènement du numérique qui fait qu’aujourd’hui les frontières de l’entreprise ne s’arrêtent plus à la sortie du bureau”, souligne Stéphanie Lecerf, DRH chez PageGroup France. Parallèlement à cette digitalisation, les habitudes professionnelles ont elles aussi beaucoup évolué avec notamment la démocratisation du télétravail mais également la possibilité de jongler entre ses tâches professionnelles et ses affaires personnelles quand on est au bureau.

“Aujourd’hui, un collaborateur va ponctuer sa journée par des petites pauses où il s’occupera de tâches personnelles (rendez-vous chez le médecin, réservation de billets ou shopping en ligne, etc.). Les salariés veulent de plus en plus de flexibilité et trouvent ça normal d’être à la fois impliqué dans leur travail tout en gérant des choses privées.”

Mais le blurring n’a pas que des aspects positifs. Au contraire, ce flou qui s’est installé entre la vie au bureau et celle à la maison peut entraîner des effets néfastes sur les collaborateurs. “Notre étude (« Blurring, quand le professionnel et le privé se confondent » 2016, NDLR) sur le sujet montre que 62 % des salariés sont équipés d’au moins un outil numérique (tablette, téléphone, ordinateur portable). Parallèlement, 66 % des personnes jugent que les objets connectés ont un impact sur leur équilibre de vie, dont 41 % estiment que cet impact est négatif”, détaille Stéphanie Lecerf. Si pour l’experte, les outils professionnels doivent permettre plus de souplesse et de flexibilité, il ne faut pas pour autant que cela fasse naître des contraintes. Par exemple se sentir obligé de répondre à un e-mail ou à un appel une fois rentré chez soi. “Il est donc nécessaire d’accompagner et de sensibiliser les collaborateurs et surtout les managers sur ce phénomène en élaborant notamment des chartes de bonnes pratiques”, insiste la DRH de PageGroup.


Camille Boulate – Retrouvez cet excellent article sur CourrierCadres.com


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