Économie — 29/11/2017 at 14:00

Comment les banques vont devoir s’adapter à l’évolution des marchés de capitaux

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Fort de plus de 30 ans d’expérience dans le domaine de la trésorerie et des marchés financiers, la société de progiciels financiers Finastra a examiné la transformation des marchés de capitaux à travers une étude menée conjointement avec Celent, société conseil spécialisée dans l’IT Finance. Intitulée La grande transformation des marchés financiers – Révolution vers l’évolution, l’étude intègre les conclusions suite aux échanges de fond menés auprès de 17 institutions financières internationales, principalement aux États-Unis et en Europe, mais aussi en Asie et en Amérique latine.

Elle examine les changements qui ont déjà eu lieu sur les marchés financiers depuis la crise de 2008, la vague de grands projets de transformation entrepris depuis 2011/2012 pour optimiser les opérations et réduire les coûts, ainsi que les tendances dans le processus de transformation des cinq prochaines années à venir. « Les établissements financiers opérant sur les marchés de capitaux doivent continuer à transformer et à faire évoluer leurs modèles économiques pour rester compétitifs. Cela concerne également les fintech », explique Joséphine de Chazournes, analyste principale chez Celent à l’occasion de Finastra Universe qui s’est tenu le 14 novembre dernier à Londres.

Délaisser les projets de transition complexes…

Les conclusions de Celent soulignent certaines réalités clés pour l’industrie bancaire. Bien que la technologie ait toujours été importante pour les entreprises évoluant sur les marchés financiers, elle a souvent été mise en œuvre de façon fragmentée, en fonction des besoins économiques immédiats ou des préférences du front office, d’un secteur d’activité ou d’une région en particulier.

« Cette complexité s’est accentuée au fil du temps à travers notamment les fusions et les acquisitions, les différents modèles de sourcing ou d’externalisation et les développements internes », constate Simon Paris, directeur général adjoint de Finastra. « Il en résulte une architecture très fragmentée qui a entraîné une baisse d’efficacité, des coûts élevés et des difficultés d’adaptation au changement ».

Pour les banques, c’est désormais le moment idéal pour examiner les progrès accomplis et évaluer les prochaines étapes. « L’adoption d’une voie évolutive de transformation permettra aux banques de bénéficier des développements technologiques dans les domaines du cloud, des données volumineuses et de l’intelligence artificielle, de les connecter avec les fintech et d’intégrer de nouveaux actifs par le biais d’API et de micro-services ouverts », poursuit Simon Paris.

… au profit d’une approche évolutive et flexible

Alors que les banques s’engagent dans des initiatives de transformation de deuxième ou de troisième génération, Celent prévoit que les projets longs et complexes feront place à une approche plus simple et plus adaptative. « Nous constatons régulièrement les améliorations majeures apportées par l‘innovation et par l’exécution agile, alors même que les entreprises cherchent à intégrer de nouveaux actifs et à moderniser leur architecture par le biais d’API et de micro-services ouverts », fait remarquer Joséphine de Chazournes.

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