Entreprise — 06/04/2017 at 11:00

Nominations en série à l’international chez BNP Paribas Wealth Management

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La banque privée BNP Paribas Wealth Management qui emploie plus de 6.600 professionnels en Europe, Asie et États-Unis et gérait 344 milliards d’euros d’actifs à la fin décembre 2016 vient de procéder ce mercredi à une série de nominations pour l’Asie-Pacifique, la Suisse et les Marchés Émergents ainsi que le Luxembourg et les Marchés Internationaux d’Europe.

Ces nominations prendront effet immédiatement, sous réserve de l’obtention des autorisations réglementaires. « Elles soulignent l’engagement de BNP Paribas Wealth Management à poursuivre le développement de son activité à travers le monde », précise Vincent Lecomte, Co-CEO de BNP Paribas Wealth Management. « Nous pouvons compter sur ces collaborateurs très expérimentés qui, ensemble, mettront leurs compétences au service de nos clients ».

La banque qui propose à une clientèle d’investisseurs privés de multiples solutions pour optimiser et gérer leur patrimoine, a donc fait le choix de promotions internes de banquiers expérimentés. Jugez plutôt par vous-même… 

Des banquiers « maison » expérimentés

Pour l’Asie-Pacifique, Pierre Vrielinck est nommé CEO. Ce dernier a rejoint BNP Paribas en 1998 et occupé divers postes de direction au sein d’Asset Management et de Securities Services, avant d’être nommé COO de BNP Paribas Suisse et responsable adjoint de Wealth Management International Europe en 2009. En juillet 2014, il a été nommé CEO de BNP Paribas Wealth Management pour la Suisse et les Marchés Emergents.

Concernant justement la Suisse et les Marchés Émergents, c’est Hubert Musseau qui devient CEO. Il a débuté chez BNP Paribas en 1996 où il a exercé différentes fonctions avant de rejoindre l’activité Wealth Management en 2005 au poste de responsable de la gestion du risque avant d’être nommé COO de Wealth Management, puis directeur général adjoint de Wealth Management au Brésil en 2011. Il a pris la direction de BNP Paribas Wealth Management Luxembourg et des Marchés Internationaux d’Europe dès 2013.

Son remplacement est assuré par François Dacquin, nommé CEO. Celui-ci a rejoint la banque en 1993. De 2001 à 2010, il a été responsable de la gestion du risque et du crédit, responsable des services pour la Suisse et les Marchés Émergents et responsable de la gestion discrétionnaire au sein de Wealth Management. Depuis 2010, il dirige l’équipe des initiatives stratégiques et du marketing transversal pour accompagner le développement de la gestion de fortune à travers le monde.

L’international privilégié

Depuis le début de l’année, le marché français de la banque privée est moins porteur (fusions, PSE annoncés et mis en œuvre, craintes sur les évolutions des business model…) mais cela n’empêche pas certains profils de continuer à être courtisés. « Les développeurs capables d’amener une collecte significative sont les bienvenus en banque privée, même si certains d’entre eux sont tentés de rejoindre le family-office ou de créer leur propre structure », rappelle dans nos colonnes Denis Marcadet, fondateur de Vendôme Associés.

Dans ce contexte de ralentissement, un certain nombre d’établissements mettent le cap vers l’international. Plusieurs grandes banques françaises ont ainsi récemment annoncé vouloir renforcer leurs départements de gestion d’actifs et gestion de fortune à l’international. Il faut dire que les évolutions réglementaires européennes (directive Ucits IV, AIFM…) favorisent le mouvement. « Une majorité de sociétés de gestion voient aujourd’hui leur développement s’effectuer à l’international », confirme Thierry Mageux, directeur du business development pour les secteurs banque/assurance chez Robert Half.

Quelques recrutements ça et là…

Pour les candidats au départ, reste encore à savoir où postuler. S’il est toujours possible d’être recruté dans une société française cherchant à développer une antenne dans un pays limitrophe (et francophone de surcroît), « pour les fonctions commerciales en général, les recrutements concernent essentiellement des locaux », prévient Thierry Mageux. Et si certains grands établissements type AXA IM ou Amundi envoient des profils français à l’international, c’est moins vrai pour les structures plus modestes ne disposant pas sur place de suffisamment de personnels locaux à même d’intégrer les nouveaux arrivants.

Les grandes sociétés de gestion recrutent bien quelques chargés d’appels d’offre (responsables marketing) et des profils RFP (request for proposal) au sein d’équipes internationales. Quant aux gérants, ils pourront toujours essayer de frapper à la porte des boutiques cherchant à développer sur leurs plates-formes de distribution de nouveaux process de gestion et de nouveaux fonds. Au final, c’est encore dans les fonctions supports (finance, contrôle de gestion, compliance, gestion interne) qu’il y a sans doute le plus d’opportunités, toutes proportions gardées. Des profils commerciaux biculturels peuvent être recrutés à la marge, « à la condition de bien connaître le marché du pays en question», précise Thierry Mageux. A vous de jouer…


Source : Thierry Iochem, efinancialcareers.com

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