Entreprise — 14/04/2017 at 10:46

Crosscall, son smartphone résiste à tous les supplices

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Sur un marché que l’on croyait réservé aux géants de l’électronique, une PME d’Aix-en-Provence a trouvé un créneau malin.

On l’a pris au mot. Pour vérifier que l’argumentaire commercial de Crosscall n’était pas abusif, Capital a soumis l’un de ses modèles, l’Odyssey S1 (250 euros), à une séance de torture. Première épreuve, le bain : plongé dans de l’eau douce puis dans de l’eau salée durant quinze minutes, le smartphone en est sorti intact. Deuxième supplice : la chute. Qu’advient-il quand on le laisse tomber de 1,20 mètre sur un sol en béton ? Presque rien, tout juste une éraflure sur le coin.

Et dévaler les marches du métro parisien ? Là encore, L’Odyssey S1 s’en tire avec quelques égratignures mineures et un écran toujours intact ! Pour en venir à bout, il nous a fallu employer les grands moyens : écrasé par la roue d’un gros 4×4, son système électronique a enfin rendu l’âme. Non, mais.

Son nom est trompeur : Crosscall est une création française. La PME, fondée en 2009 à Aix-en-Provence par Cyril Vidal, a déjà vendu plus de 1 million d’exemplaires de ces téléphones dits “durcis”. Son chiffre d’affaires, encore modeste, avoisine les 30 millions d’euros en 2016. Mais sa croissance champignon – ce qui lui a valu d’être primée deux années de suite au classement Fast 50 du cabinet Deloitte – devrait lui permettre d’atteindre rapidement les 100 millions. Ces derniers mois, la start-up a ainsi levé 6 millions d’euros, dont 2 auprès de Bpifrance, qui vont l’aider à se développer à l’international.

C’est pour répondre à ses propres besoins que Cyril Vidal a inventé le premier téléphone flottant au monde. “Je suis issu du monde du bâtiment et de la pétrochimie”, souligne le fondateur, qui a notamment travaillé chez Loxam (location de matériel de BTP) et qui a pratiqué le Jet-Ski en compétition. A l’époque, il ne trouvait aucun téléphone compatible avec ses activités à risque.

En 2009, toujours salarié, il fonde donc Crosscall : lui s’occupe de la partie commerciale tandis qu’un camarade, toujours dans l’entreprise et aujourd’hui responsable de l’offre produit, travaille sur la partie technique. Les premiers téléphones sont réalisés grâce à du sourcing en Asie. Puis, en mai 2016, Cyril Vidal fait une belle prise en recrutant David Eberlé, l’ancien patron France de Samsung, devenu viceprésident et associé de Crosscall.

Pas question de rivaliser avec Apple ou Samsung sur un marché du smartphone arrivé à maturité avec 95% de taux d’équipement. Crosscall a choisi sa niche : les sportifs pratiquant des activités de plein air, surfeurs, parachutistes, snowboardeurs, mais aussi les professionnels du terrain, chauffeurs-livreurs, chefs de chantier ou chauffagistes. “J’en avais marre de la casse et des immersions accidentelles, raconte ainsi François Salas, patron d’une PME de maintenance qui en a équipé ses onze salariés. J’ai été aussi séduit par le côté couteau suisse avec la double SIM et la fonction lampe torche, bien pratique dans un endroit exigu.”

A Aix-en-Provence, une équipe de quatre ingénieurs travaille à la conception de ces téléphones mutants, au nombre de onze aujourd’hui, du best-seller flottant Shark à 79,90 euros au dernier-né, Trekker X3, à 549 euros. La principale valeur ajoutée du bureau d’études est de dessiner les composants et la coque pour assurer le maximum de résistance et la facilité d’utilisation. Le tout sans inventer des téléphones qui pèsent une tonne.

Ont-ils des technologies en propre ? Sourires ambigus dans l’équipe d’ingénieurs, qui n’en diront pas plus. Les modèles sont en tout cas assemblés en Chine. Puis c’est un peu de façon artisanale que Crosscall réalise les tests dans ses bureaux ou sur sa terrasse.

A Aix-en-Provence, une équipe de quatre ingénieurs travaille à la conception de ces téléphones mutants, au nombre de onze aujourd’hui, du best-seller flottant Shark à 79,90 euros au dernier-né, Trekker X3, à 549 euros. La principale valeur ajoutée du bureau d’études est de dessiner les composants et la coque pour assurer le maximum de résistance et la facilité d’utilisation. Le tout sans inventer des téléphones qui pèsent une tonne.

Ont-ils des technologies en propre ? Sourires ambigus dans l’équipe d’ingénieurs, qui n’en diront pas plus. Les modèles sont en tout cas assemblés en Chine. Puis c’est un peu de façon artisanale que Crosscall réalise les tests dans ses bureaux ou sur sa terrasse.

TOUT NATURELLEMENT, c’est avec Decathlon et Au Vieux Campeur que la marque a signé ses premiers contrats de distribution en 2010. Depuis, elle a conquis les grands réseaux , Fnac, Darty et les sites Internet (LDLC, Amazon, etc.). Climat oblige, Orange Caraïbes et SFR Réunion lui ont également réservé un bon accueil. Plus étonnant, les Crosscall sont aussi vendus dans les circuits de distribution professionnels comme Loxam et Point.P. “Notre modèle, c’est la GoPro, qui a démarré dans les magasins de sport avant de toucher les réseaux diversifiés et des marchés internationaux”, explique Cyril Vidal.

Car la marque n’entend pas rester un succès franco-français : déjà présente dans neuf pays européens grâce à des distributeurs, l’entreprise est en train de recruter des responsables pays. Avant de pénétrer le tant convoité marché américain, mais aussi l’Australie à l’horizon 2018.

Autre objectif de taille pour Crosscall : un téléphone 100% made in France. Sans préciser de date, la marque étudie actuellement les différentes étapes de la production pour la rapatrier dans l’Hexagone !

Le chiffre d’affaires a été multiplié par 20 depuis 2013. La PME aixoise vise à atteindre rapidement les 100 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Chiffre d’affaires (en millions d’euros) :

• 2013 : 1,5
• 2014 : 8,5
• 2015 : 17
• 2016 : 30


Source : Jessica Huynh, capital.fr

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