Management — 09/11/2015 at 16:17

Et si vous faisiez carrière dans une institution financière publique

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girl8
Une expérience en banque centrale ou dans une institution financière publique vous tente ?

Alors c’est peut-être le moment de postuler, d’autant plus que les institutions en question recrutent régulièrement de nouveaux collaborateurs. L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) s’est ainsi fixé comme objectif de recruter une cinquantaine de nouveaux collaborateurs en 2015. Idem pour la Banque de France quirecherche d’ici la fin de l’année une cinquantaine de contrôleurs de banques et d’assurances afin de conforter les équipes de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), autorité indépendante adossée à la Banque de France.

L’AMF recrute des profils juniors, confirmés et hautement spécialisés pour travailler dans la gestion d’actifs (analystes produits, chargés de portefeuille et juristes), les sociétés cotées (auditeurs, juristes spécialisés en droit boursier ou financiers, experts comptables), les marchés financiers (spécialistes actions et dérivés, obligations, matières premières, R&D, ingénieurs quantitatifs), la filière dite ‘répressive’ (enquêteurs et contrôleurs dotés de compétences financières, juridiques et scientifiques, juriste contentieux droit boursier), mais aussi des économistes pour la politique de régulation et des profils ingénieurs pour le systèmes d’information.

De son côté, la Banque de France qui a un gros besoin de contrôleurs bancaires sur place, rattachés à l’Inspection Générale de la Banque de France, et qui réaliseront des missions de contrôle dans les établissements bancaires décidées par la BCE dans le cadre du MSU et par l‘ACPR, est à l’affût de candidats titulaires d’un bac+5 (formation scientifique, actuariat, banque/finance, audit/comptabilité) justifiant d’une expérience professionnelle minimale de trois ans acquise dans des fonctions de contrôle dans un établissement bancaire ou une compagnie d’assurance, ou bien dans un cabinet d’audit intervenant pour le compte d’une clientèle banque/assurance. « Sans oublier un bon niveau d’anglais, tous les échanges avec la BCE se faisant dans cette langue », précise Patrick Montagner, Secrétaire général adjoint de l’ACPR.

Des recrutements contractuels
Des recruteurs en finance nous ont confirmé que les organismes nationaux faisaient très peu appel à eux, les embauches se faisant essentiellement sur concours interne. En parallèle, des recrutements contractuels en CDI ont régulièrement lieu pour certains postes à haute technicité, difficilement pourvus par voie de concours et pour lesquels la formation professionnelle est lourde et pointue : juriste, actuaire, gérant d’actions ou de taux, consolideur, etc. comme c’est le cas par exemple à la Caisse des Dépôts. Le plus souvent, il suffit d’aller faire un tour sur les sites internet des institutions pour prendre connaissance des postes à pourvoir.

Comme dans le privé, les candidats doivent d’abord envoyer leur CV. A la Banque de France, après une première sélection, les profils retenus sont conviés à un entretien, au cours duquel les connaissances des candidats sont testées. Généralement,le processus de recrutement s’achève par un entretien en compagnie des équipes RH. Le plus souvent, les postes d’entrée se situent au siège parisien ou en Île-de-France. Mais la politique de formation professionnelle de la Banque de France permet aux agents d’acquérir de solides compétences opérationnelles et facilite leur évolution, notamment à l’international, comme au Fonds monétaire international, à la Banque des règlements internationaux ou la Banque centrale européenne qui va relancer un petit flot de recrutements au premier semestre 2016.

Des expériences à forte valeur ajoutée

Mais alors que est l’intérêt pour un banquier en poste de rejoindre une institution financière public, sachant que les niveaux de rémunérations sont souvent bien inférieurs à ceux que l’on rencontre dans la banque ? A défaut d’un bonus à six chiffres, les organismes publics tentent de s’aligner en versant une partie variable non négligeable sous forme de participation et d’intéressement. Des rémunérations qui s’entendent hors versements liés à une situation individuelle (enfant à charge, prestation de logement…). Pour autant, l’aspect rémunération n’est pas la motivation première. Ni la sécurité de l’emploi puisqu’il s’agit là de contrats calqués sur le privé et que nul n’est à l’abri d’un licenciement.

« Il faut avoir le goût pour l’intérêt public », rappelle Patrick Montagner, tout en insistant sur le fait que l’expérience dans une institution est incomparable. « Les contrôleurs en banque que nous recrutons ont une vision transversale qu’ils n’auront jamais dans une entreprise en particulier ou dans un secteur donné » explique-t-il. « Ces postes permettent d’être un véritable acteur de la stabilité financière et de développer un vaste champ de compétences dans un environnement professionnel évolutif très ouvert vers l’international ; la variété des travaux confiés se traduit par une expérience valorisante pour tous ces futurs collègues ».

A cela s’ajoute une certaine “continuité dans l’action”. Ainsi, il n’y a pas de rupture du contrat de travail lorsqu’un contrôleur décide par exemple de rejoindre une institution internationale, ce qui lui laisse le loisir de revenir s’il le souhaite. Qui dit mieux ?  Enfin, il va sans dire qu’une telle expérience constitue un tremplin pour ceux qui sont désireux de retourner un jour dans le secteur privé.

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