Les « hedge funds » continuent de parier sur une baisse du baril

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Les fonds alternatifs n’ont pas été aussi négatifs à l’égard des perspectives d’évolution du pétrole depuis août 2010.

Les « hedge funds » persistent et signent. La chute des cours du pétrole entamée à l’été dernier n’est pas achevée, en dépit de la remontée des cours depuis deux semaines, car les fondamentaux du marché (offre, demande…) n’ont pas changé. Les fonds alternatifs n’ont pas été aussi négatifs à l’égard des perspectives d’évolution du pétrole depuis août 2010.

Plus que sur le rebond du pétrole, les « hedge funds » s’intéressent à sa volatilité élevée et aux stratégies les plus adaptées pour en tirer parti. Ainsi, en 2013, un fonds emblématique sur les matières premières, Clive Capital, ferma ses portes mais pour cause d’absence caractérisée de volatilité, notamment sur le pétrole, et de raréfaction des opportunités. L’envolée de la volatilité de l’or noir l’année passée a d’ailleurs pris de court nombre de fonds leur causant parfois de lourdes pertes.

Les « hedge funds » spécialisés sur les matières premières restent un segment très limité de l’industrie alternative et sans acteur dominant comme à l’époque d’Amaranth. Ce « hedge fund », qui fit faillite en 2006, représenta à lui seul, à l’apogée de sa domination, 80 % du marché du gaz naturel.

Les gagnants de 2014
 
Le fondateur de PointState, Zach Schreiber, un ancien protégé de Stanley Druckenmiller, lui-même ancien bras droit de George Soros, a été un des grands gagnants de la chute du pétrole en 2014. Son fonds a gagné 27 % et a empoché 1 milliard de dollars de profits alors que le Français Pierre Andurand a vu son fonds bondir de près de 40 %. Des performances exceptionnelles au regard de la moyenne du secteur. En effet, l’année passée, un « hedge fund » opérant sur l’énergie a gagné en moyenne 2,13 % après deux années autour de l’équilibre.

Autre possibilité pour les fonds qui veulent parier sur la baisse de l’or noir : vendre à découvert les titres de groupes pétroliers qu’ils jugent les plus vulnérables. Le groupe CGG est ainsi la cible de vendeurs à découvert, tout comme la société SBM Offshore qui regroupe des sous-traitants pour l’industrie pétrolière et gazière. D’après les données compilées par SG CIB, les fonds alternatifs sont particulièrement méfiants à l’égard des perspectives du cuivre, du soja et du gaz naturel. Ils sont en revanche positifs sur le platine ou le blé.

Les Echos

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