La Fed pilote avec prudence la fin du Quantitative easing

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Le 29 octobre 2014, la Réserve Fédérale (Fed) devait tirer le rideau sur plusieurs années de Quantitative easing (QE), sa politique monétaire d’assouplissement quantitatif. Ces mesures non conventionnelles, destinées à contrer les effets de la crise des subprime de 2007-2008, passe par le rachat d’actifs.

Début novembre 2010, la Fed a décidé d’acquérir des titres détenus par des institutions financières américaines à hauteur de 600 milliards de dollars afin de relancer l’activité économique outre-Atlantique. En septembre 2012 elle est de nouveau passée à l’action pour soutenir l’économie avec deux mesures : un troisième round d’assouplissement quantitatif (QE3) et le prolongement jusqu’à « l’année 2015 au moins » de la « forward guidance», l’engagement de maintenir durablement les taux directeurs à un niveau proche de zéro.

Avec le retour progressif de la croissance, la Fed a annoncé fin 2013 une sortie progressive du QE. Le chiffre décevant de l’activité au premier trimestre 2014 (une contraction de 2,1% en rythme annualisé) a suscité le débat parmi les membres du FOMC. Certains se sont inquiétés de la détérioration des perspectives d’inflation attribuée à la hausse du dollar. Le faucon de la Fed de Saint Louis, James Bullard, a même plaidé pour un décalage de la fin du « tapering », la réduction du QE.

Toutefois l’affirmation d’un certain dynamisme au deuxième trimestre 2014 (hausse de 4% du PIB en première estimation) a conforté le bien fondé du « tapering ». Le 18 décembre 2013, la Fed a annoncé vouloir « modestement » ralentir le rythme de ses rachats d’actifs compte tenu des progrès de l’activité économique et de l’emploi. Dès lors, la préoccupation des responsables de la politique monétaire américaine, Janet Yellen après Ben Bernanke, a été de ne pas perturber les marchés accoutumés à être inondés de liquidités.

AGEFI

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